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Abréviations :

NB = Nouveau Bulletin des sciences par la Société philomathique de Paris.

MA = Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil.

  Udaï Venedem

LAPLACE

E. O. des Mémoires d’optique géométrique de Laplace pour accompagner et en quelque sorte tutoriser les travaux de Malus.

Le premier Mémoire de Laplace sur l’optique paraît dans NB1 (N° 18, Mars 1809, p. 303-310, dans la même livraison que le fameux Mémoire de Gay-Lussac) sous le titre : Sur la double réfraction de la lumière dans les cristaux diaphanes, présenté à l’Institut National le 30 Janvier 1809). Son contenu est très proche de celui publié dans MA (t. II, 1809, p. 111-142), sous le titre : Sur le mouvement de la lumière dans les milieux diaphanes. Les deux mémoires sont une sorte de réarrangement l’un de l’autre, avec cependant un examen per analysi de la loi d’Huyghens qui se trouve dans MA mais non dans NB. Le propos apparent de Laplace est de montrer combien Fermat avait raison : son fameux principe se rejoint avec celui de moindre action, et l’on peut interpréter ainsi les lois de l’optique, en parvenant même à concilier la théorie de Newton et celle de Huyghens. Mais il s’avère aussi que, par incidentes, les propos de Laplace conduisent à mettre en scène les découvertes récentes de Malus. La proposition faite à l’Institut, acceptée en séance du 4 Janvier 1808, de remise d’un Prix2 pour qui fournirait une théorie de la double réfraction, fut une initiative de Laplace et non pas pour se l’approprier mais pour justement couronner Malus, ce qui advint lors de la séance publique du 2 Janvier 18103.

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1 Laplace est membre de la Société philomathique depuis le 26 frimaire, an II (16 Décembre 1793).

2 " En décembre 1807, usant de son titre d’Académicien et de membre de la Commission des Prix, Laplace persuada ses collègues de la Première classe de choisir la double réfraction de la lumière comme sujet du prestigieux grand prix. Ce thème était très proche de la brillante étude en optique que son jeune protégé Malus était en train de réaliser. " M. P. Crosland.

3 Le sujet proposé était naturellement éclipsé par les nouveaux phénomènes découverts et expliqués par Malus, qui se vit remettre la Rumford Medal de la Royal Society de Londres (Mars 1811). Il avait été reçu membre de la première classe de l’Institut de France (18 Août 1810), alors qu’il était de l’Institut d’Égypte depuis sa fondation, le 22 Août 1798, et membre de la société d’Arcueil depuis 1809. Finissons cette suite de précisions en signalant qu’il fut nommé Directeur des études de l’École polytechnique en 1811 et mourut le 24 Février 1812, croit-on de séquelles de la peste qu’il avait contractée à Jaffa.

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